Dans le grenier de sa maison, Virginie sélectionne quelques herbes qui sèchent depuis la cueillette de l’été. Direction l’atelier pour composer un mélange de tisane. Titulaire d’un master d’histoire, Virginie Daniaud se passionne depuis l’adolescence pour l’herboristerie. « Une passion transmise de génération en génération par mes deux arrière-grands- mères, herboristes et guérisseuses en Charente-Maritime. Je me suis toujours intéressée aux herbes sauvages et à leurs bienfaits. » Curieuse de nature, la jeune femme décide de parcourir le monde. Russie, Finlande, Italie, Laponie… 

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La Carneille
La médecine des « pauvres »

Supprimé en 1941 par le Gouvernement de Vichy, le diplôme d’herboriste n’a pas été recréé depuis. De nombreux magasins bios, diététiques ou de bien-être proposent des plantes médicinales. Depuis 2008, un décret a dressé une liste de 148 espèces qui peuvent être vendues par tout commerce à condition de ne pas comporter d’indications thérapeutiques. « Une nouvelle loi votée en 2014 libère plus de 500 plantes alimentaires. L’herboristerie représente un savoir empirique de la médecine des “pauvres” et le Syndicat des Simples milite depuis longtemps pour la reconnaissance de ce diplôme », souligne Virginie Daniaud. 

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