Préserver les abeilles locales

L’abeille noire (apis mellifera mellifera) est la souche locale ancienne la plus adaptée à l'écosystème : rustique, s'adaptant au rythme des saisons et avec des lignées différentes selon les régions. Elle est menacée par l'intrusion de reines d'importation et par la fécondation des reines par des mâles d'autres espèces. Les associations locales peuvent proposer des reines obtenues grâce à des greffes, en récupérant des larves qui sont ensuite introduites dans une ruche sans reine.

Pour l’apiculteur, il y a la fierté de récolter son propre miel, celle de voir son potager et ses arbres fruitiers plus généreux et surtout la fascination devant des milliers d’abeilles organisant la vie de leur ruche. Les petits apiculteurs ne possédant que quelques ruches sont de plus en plus nombreux, y compris en milieu urbain. D’ailleurs, c’est en ville que les récoltes sont les plus abondantes, car la biodiversité est plus importante que dans les zones de cultures intensives, gourmandes en produits phytosanitaires. Les abeilles trouvent heureusement encore leur bonheur à la campagne, notamment dans les terrains accidentés ou les paysages de bocages.

 

Comment devenir apiculteur ?

Une ruche s’observe tout au long de l’année : la surveiller pour détecter d’éventuels problèmes, l’entretenir, savoir quand ajouter des hausses, examiner la production… en côtoyant nécessairement des milliers d’abeilles. Tous ces gestes demandent de bonnes connaissances et une maîtrise qui s’apprennent au sein des ruchers-écoles.

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