Thaïs a huit ans et, depuis qu’elle est bébé, elle a deux chambres. L’une à la maison comme tout le monde, l’autre à la boulangerie. Lorsque ses parents travaillent au fournil, elle se lève comme eux à 2 heures pour poursuivre sa nuit huit kilomètres plus loin… Sylvestre et Aurélie Menuel sont boulangers dans le Cantal, à Marcolès. Originaires de l’est de la France, ils n’étaient pourtant pas venus dans le Massif central avec l’idée de pétrir la pâte. Après des études agricoles, ils avaient été séduits par une exploitation de pommiers à reprendre et, à deux semaines près, la reprise aurait eu lieu. Las, des problèmes de succession ont coulé le projet dans les derniers jours, alors que le déménagement était déjà prévu. Faute de pommes, Sylvestre et Aurélie ne voulaient pourtant pas partir dans le Cantal pour… des prunes ! Tout en acceptant des petits boulots, le projet d’exploitation agricole était toujours vivace et, devant la difficulté de trouver des terres, ils choisirent l’apiculture, une activité moins gourmande en surface. Mais, durant sa formation, Sylvestre connut des problèmes de santé dus… au venin d’abeille. Une fois encore, le projet était mort né.

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Marcolès
Une filière avec les Coopains bio

Depuis 2011, Sylvestre et Aurélie se sont associés avec des agriculteurs et un moulin, au sein du collectif Coopains bio, pour relancer la production de farine bio dans le Cantal et ainsi disposer de leur propre produit de base. Ce projet collectif regroupe six exploitants qui cultivent des céréales, alors que, auparavant, il n’existait aucune production de farine bio panifiable dans le département. 

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