« Dans mon magasin, j’accueille pas mal d’infirmières… » Depuis qu’elle a ouvert Le Thé à coudre à Volvic, c’est le seul et unique lien que Julie Rooses entretient encore avec cette profession qu’elle a choisi d’abandonner à son retour d’Haïti. Pourtant, elle aimait ce métier appris à Dijon, cité bourguignonne où elle a également effectué ses premiers pas au sein de l’hôpital. Mais déjà, elle avait envie de pratiquer autrement, de voir d’autres choses, d’autres pays…
Alors Julie s’en est allée. Cinq années en Haïti à travailler dans un dispensaire, cinq années où le cours de sa vie a aussi basculé avec un mariage avec un autre expatrié, la naissance de jumeaux… Seulement, un sale jour de janvier 2010, la terre haïtienne a tremblé fort, très fort, trop fort : « Nous avons été rapatriés et ce fut un vrai déchirement de quitter ce pays quand il avait le plus besoin de nous. Mais, avec deux enfants en bas âge, il était difficile d’y retourner », se souvient Julie.

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