Contact

Les Jardins de la Mer, Saline Saint-Goustan, 5, rue Raymond Poincaré, 44490 Le Croisic

Tél. : 09 75 75 84 07

www.lesjardins-delamer.fr  

Non loin des quais animés du Croisic, les Jardins de la Mer se cachent au creux d’une lagune de six hectares jadis exploitée pour la production de sel. « Depuis le XVe siècle, un aqueduc en pierres de 37 mètres de long alimente le site directement en eau de mer », s’émerveille Jean-Marie Pédron qui a vécu toute son enfance ici aux côtés de son père, paludier et pionnier de l’aquaculture.

Loin de ce petit paradis, Jean-Marie a animé et dirigé pendant dix ans les aquariums de Saint-Malo et de Lyon en compagnie de Valérie son épouse. Puis, en 2006, le couple a décidé de « revenir aux sources » en créant sur le terrain familial cette ferme atypique. On y croise des scientifiques de la fac de Nantes, une classe de CE2 occupée à relever des casiers de pêche, des étudiants en restauration… Autour de la nursery de palourdes – nourries par le phytoplancton cultivé sur place et vendues en circuits courts – des ateliers ludiques et sensoriels mettent la biologie marine à portée de tous : 3 000 scolaires et 500 individuels sont accueillis chaque année.

 

Pickles ou tartare d’algues ?

 

Cinq fois par semaine, Valérie et Jean- Marie vont à 200 mètres de là, sur le rivage, récolter dulse, nori et spaghetti de mer. Cueillies « en petites quantités et avec des ciseaux », les algues sont lavées « dans une eau purifiée et stérilisée aux ultra-violets ». Elles sont ensuite livrées « fraîches, séchées, en conserves, tartares, pickles ou épices à une quinzaine de restaurateurs et crêperies ». Des sablés et des nougatines réalisés par des artisans locaux complètent la gamme vendue sur le marché du Croisic, les marchés de producteurs, en Amap et en magasins bio.

Les ateliers « cueillette et préparation d’un tartare » ont du succès, comme les cours de François Thorel, chef au Croisic, qui fait déguster ses recettes dans la « Cabane à Jo », une ancienne salorge rénovée. Ce qui séduit les participants ? La simplicité, la convivialité et le charme de cette oasis préservée. Au bout d’une presqu’île dévorée par l’urbanisation, Jean-Marie et Valérie font vivre l’une des deux dernières fermes de la commune.

 

 

Centrale photovoltaïque

Financée par le conseil général (550 000 euros), elle tire parti des 1000 m2 de toitures et produit 150 000 kW par an. L’électricité revendue à EDF alimente les maisons du quartier et les installations de la ferme.

 

Respect des ressources

En 2012, la ferme a été la première en Loire- Atlantique à obtenir l’autorisation préfectorale de récolter et commercialiser les algues. La plupart des récoltants à pied exercent en Bretagne nord (5 000 tonnes par an et 150 entreprises). Une charte des bonnes pratiques vise à une gestion durable des champs d’algues.

Vous aimerez aussi...