En chiffres

Sur les marchés, l’Insee recensait, en 2013, 26 389 commerces alimentaires et 73 062 commerces non alimentaires.

Patrice Depommier est un libraire atypique. Habillé en page ou en dragon, depuis sa roulotte, il colporte des livres sur les places publiques. Sur le marché de Blagnac (Haute-Garonne), Bénédicte Sauvage, professeur des écoles en disponibilité s’est lancée dans la cuisine sans gluten. Dans le Doubs, deux frères, Jean-Baptiste et Bastien Beauvais, ont ouvert La Strada, un camion-restaurant itinérant qui régale les villages de pizzas. Patrice, Bénédicte, Jean-Baptiste et Bastien n’ont pas de magasin ou de restaurant fixe. Chacun à leur façon, ils ont fait le choix de l’itinérance, du commerce nomade.
Effet de la crise ou effet de mode, aujourd’hui, les prestations itinérantes se diversifient. Les concepts se déclinent sous des formes multiples, du fitness au musée mobile, avec des moyens de locomotion inventés allant du semi-remorque à l’ambulance transformée. Le chômage, l’envie de se mettre à son compte, le goût de l’aventure, un problème de santé ou un rêve en suspend sont souvent les raisons qui mènent ces entrepreneurs à sillonner les routes et les villages. Mais attention, monter un commerce ambulant, même si cela nécessite souvent un moindre investissement de départ et évite de payer un local, implique de penser son projet dans sa globalité, d’apporter un service ou un bien là où il fait défaut ou de créer une demande. « Aimer ce qu’on fait ne suffit pas. L’activité doit être rentable et durable », insiste François Villenueva qui a lancé en 2004 son Toutoubus, un concept qui fonctionne si bien qu’il s’exporte désormais partout en France. 

Photo : © Mathilde Fourez-Guyomac'h

 

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