Un matin de mai. Des enfants haut comme trois pommes remontent la ruelle qui mène à l’école. Cette scène ordinaire de la vie d’un village, l’Hospitalet-près-l’Andorre a bien failli en être privée. En 2004, l’école de cette commune de montagne perchée à 1200 mètres d’altitude est menacée de fermeture. La faute à des effectifs scolaires trop maigres, à l’inévitable déclin démographique d’un village frontalier qui a perdu tour à tour ses mineurs, sa gendarmerie, ses douaniers, ses transitaires, quelques agents EDF et employés SNCF... « À cette époque, avec les parents, nous avons organisé des manifestations, bloqué la RN 20, et non sans mal, constitué un RPI (Regroupement pédagogique intercommunal) », se souvient Marianne Duchêne, la très dynamique institutrice.

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