Le paysage doux des haies d’arbres délimitant les propriétés a souffert après la Seconde Guerre mondiale d’un arrachage intensif destiné à favoriser la fusion de terres agricoles, à faciliter l’utilisation de machines, parfois même jusqu’à tendre vers l’openfield !

Depuis une trentaine d’années, l’erreur tente d’être rectifiée. Des aides sont même débloquées dans certains départements pour replanter le bocage. Au-delà de l’intérêt paysager, la haie bocagère offre à ses voisins l’intimité sans le sentiment d’enfermement et peut aussi servir à dissimuler un tas de fumier ou un coin à compost.

Une haie bocagère protège du vent, préserve une certaine douceur lorsqu’il fait froid, augmente l’humidité et offre de l’ombre pour atténuer la chaleur de l’été. La plus belle des palissades n’offrira jamais de tels avantages pour l’équilibre d’un jardin, car la haie est vivante. La flore plantée attire la faune et un écosystème se met en place. L’intérêt est aussi économique : la haie peut fournir des baies, des noisettes, du bois pour le feu ou la confection d’outils et de paniers, ou encore, à terme, du bois de construction.
 

 

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