C’est dans le cadre d’une réflexion menée sur les continuités et les réservoirs écologiques dont disposent la faune et la flore sauvages – ce qu’on nomme la trame verte et bleue –, sur la commune de Pressignac, qu’en 2015, la mairie a décidé de recenser les mares de son territoire.

Elle en compte pas moins de 240 d’une taille de 1 à 1000 m³. Privées, communales, ce sont des lavoirs, des fontaines, des anciennes chanvrières, des mares d’abreuvement, d’agrément… « 98% de ces micro-mares sont créées par l’homme et hébergent une biodiversité riche et fragile de libellules ainsi que de très nombreux batraciens », explique Yann Saugeras, agriculteur.
Devenues inutiles, certaines sont menacées. L’équipe municipale en repère alors 87 à restaurer et c’est une mobilisation inattendue qui s’opère. Une commission composée d’une vingtaine d’élus et d’habitants de tous profils, recrute largement autour d’elle, tandis que le Sivom, l’Agence de l’eau Loire Bretagne et des associations environnementales accompagnent la démarche (inventaire, formation…).

Durant les hivers 2017 et 2018, de 7 à 24 bénévoles s’activent tous les samedis durant les chantiers de nettoyage et de restauration des mares. Certains se prennent au jeu et viennent observer la recrudescence des batraciens. Les écoles pourront aussi bientôt découvrir une maredécouverte. Les chantiers reprennent en septembre jusqu’au 15 février.

Tél. : 09 77 50 79 15.
Galerie photo
Vous aimerez aussi...