Jean Pauly fait des rapprochements volontairement provocateurs : agriculture, communes, écoles… partout, c’est la même logique à l’œuvre. On concentre, on rationalise, on contrôle ! Ancien instit de campagne, il se souvient des sorties à vélo avec ses élèves, à la découverte des orchidées et des insectes, de l’église romane du village ou encore de la scierie du coin pour comprendre le fonctionnement des machines. 
« Mon rêve d’instit, c’était de valoriser toutes les connaissances qu’on a autour de soi à la campagne. Tout est devant nous. » Or, la concentration des écoles crée des situations hors-sol. « On finit par passer des vidéos pour découvrir les insectes, c’est absurde ! » estime-t-il. Métropoles, fermes de 1 000 vaches, écoles concentrationnaires… est-ce là le seul horizon possible ? À quelques encablures de chez lui, la cité scolaire de Luzech (Lot, 1 700 hab) ouvre ses portes en cette rentrée pour accueillir jusqu’à 740 enfants, de la maternelle à la 3e. Jusqu’à maintenant, l’école primaire comptait 70 élèves, celle-ci peut en accueillir 150 ! Au passage, combien de villages ont dû fermer leur école ? Comment ces enfants se déplacent-ils ? Quelles relations entre enseignants, parents, élus dans cette nouvelle configuration ? Quelle ouverture de l’école sur son environnement ?

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