Le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) Normand tire la sonnette d’alarme. 7,4 % à 8,7 % (selon les sources) des terres normandes sont actuellement artificialisées.

Certes, la Normandie est loin de la situation de l’Île-de-France (20,4 %) ou des Hauts-de-France (9,6 %), néanmoins, l’artificialisation des espaces agricoles et naturels y a progressé cinq fois plus vite (1,03 % par an entre 2011 et 2015) que la croissance démographique (0,21 % par an entre 2008 et 2013) et nettement plus qu’à l’échelle nationale (0,71 % et 0,5 %).

La croissance du parc de logements est elle aussi cinq fois plus importante que celle de la population régionale. Le nombre de logements  vacants augmente chaque année de 5,4% alors que cette progression n’est que de 3,4 % à l’échelle nationale.

Pour inverser ces tendances, le Ceser préconise de développer la connaissance de la consommation foncière, d’intervenir sur les espaces déjà  urbanisés, de préserver les espaces agricoles et naturels, de réguler et freiner le développement des zones commerciales périphériques et de renforcer l’attractivité des centres des villes et des bourgs.

Crédit : SLC

 

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