« Cette année, ça va être catastrophique ! » Lionel Paillardin, président de l’association École et territoire, regarde défiler les courriels qui lui arrivent. En ce début d’année, les messages viennent des quatre coins de l’Hexagone, imprégnés de la même crainte : celle de la fermeture d’écoles et de collèges ruraux. « Il est prévu 4 500 postes en moins pour l’année, alors on grappille, en ville comme à la campagne. » Il n’existe plus de seuil d’effectifs défini au plan national, seuil en deçà duquel la fermeture est inéluctable. Chaque inspection académique met en place ses propres critères. Tous les ans, le ministère de l’Éducation nationale répartit les postes d’enseignants par rectorat, puis les recteurs transmettent aux inspecteurs le nombre de postes affectés à leur département. La tendance est à la diminution… il faut faire baisser les impôts. Cette année en particulier, les mois de janvier et février avec la nouvelle carte scolaire, sont synonymes d’inquiétude et de mobilisation.

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