Depuis le 13 juillet 2015, conformément au code de l’environnement, toutes les préenseignes (hormis celles des activités culturelles, de fabrication et de vente de produits du terroir ainsi que des monuments historiques) doivent être retirées des bords de route, dans les campagnes et les villes de moins de 10 000 habitants.

À Woignarue, Franck Galand, gérant du Bistrot de pays Chés troés piots coéchons, ne l’entend pas de cette oreille. Sans les deux panneaux qu’il a installés sur la route départementale voisine, le patron estime que son chiffre d’affaires pourrait chuter de 30 %, ce qui mettrait en péril son activité et la cantine scolaire qu’il accueille. « Sans ces enseignes, les automobilistes ne savent pas que nous existons », explique-t-il.

Situé en zone blanche, impossible pour lui de se faire connaître via les outils numériques. Ce retrait lui semble d’autant plus injuste qu’il n’est pas imposé pour les grandes agglomérations où les panneaux XXL fleurissent. « Et seules les collectivités qui en ont les moyens peuvent réintégrer ces informations dans le cadre d’une signalisation d’intérêt local, un Sil », explique Bastien Giraud de la Fédération nationale des Bistrots de pays.
Au printemps, le préfet de la Somme a finalement accordé un sursis au retrait des panneaux sur le département et une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale pour demander le maintien des préenseignes pour les activités vitales pour les villages : restauration, hôtellerie, épiceries et distributeurs de carburant.

 

Le 12 juin 2018, avec l'adoption de la loi Elan, les députés ont réautorisé les préenseignes dérogatoires pour les restaurants en milieu rural. 

 

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