« Cette année, sur la communauté de communes du Haut-Pays du Montreuillois, nous animons une des premières coopératives jeunesse de services (CJS) rurales de France. Imaginées au Québec il y a 30 ans, expérimentées en France depuis 2013, les CJS s’étaient surtout développées en ville », précise Régis Tirlemont, vice-président de la Fabrique coopérative, l’association nationale des CSJ et coordinateur artistique du Pôle solidaire et alternatif À petits Pas, installé dans le Pas-de- Calais.

Archivage en collectivités, peinture chez des particuliers, lavage de véhicules dans les entreprises… en s’engageant dans une CSJ le temps d’un  été, des groupes de jeunes de 16 à 18 ans développent des services pour les habitants. Ils prennent leurs décisions collectivement, réalisent des prestations et se rémunèrent.

« Créer une coopérative sur un territoire demande des mois de préparation et des moyens d’animation. » En moyenne une CSJ génère 4 500 € de chiffre d’affaires et 250 € de revenus par jeune. Elles leur permettent surtout de découvrir l’entrepreneuriat, la prise de décision collective et de créer des liens avec leur lieu de vie.

En France, en 2018, on en comptait 58, composées de 800 jeunes.

 

 

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