Agriculteur et producteur de lin, Antoine Décultot ouvre grand les portes de sa propriété familiale, à 15 km d’Etretat, où il a créé une exposition gratuite très documentée sur l’histoire du lin. Sur ce territoire riche en cultures, où les fleurs de lin, aussi belles qu’éphémères, parsèment les champs azurés, Antoine Décultot accueille des étudiants, des touristes ou de simples curieux. « Le lin est une culture quasi écologique mais épuise le sol, explique-t-il. Il faut respecter un intervalle d’au moins sept ans entre deux cultures. Je plante alors du blé, du colza ou de l’orge. Je consacre 18 ha au lin, semé en mars-avril et récolté début ou fin juillet suivant la variété. On l’arrache et on le dépose sur le sol. Puis on attend que les micro-organismes séparent d’un côté les fibres et de l’autre le bois et l’écorce. » Celui-ci sera ensuite rentré quand il aura reçu suffisamment de pluie, en août ou début septembre.

Trouver l'événement: 
Bretteville-du-Grand-Caux
Le lin tisse son avenir dans l’industrie

La France est le principal producteur de textile de lin en Europe et la fibre française (dont la Normandie assure 60 % de la production) est considérée comme la meilleure au monde. La fibre de lin fait l’objet de nombreux travaux dans le cadre des recherches sur les matériaux du futur à base de fibres naturelles. À terme, elle pourrait concurrencer les fibres de verre ou de carbone. 

Réservé aux abonnés
Vous aimerez aussi...