Pour Alain et Nino, l’aventure du Gaec débute par une difficulté de taille : la perte d’un fermage de 15 ha. Tous deux cherchent donc activement des terres de remplacement. 
La nouvelle circule dans le milieu agricole local, et c’est ainsi qu’ils rencontrent Yves, qui élève seul un troupeau de 280 brebis laitières sur un domaine familial situé à 15 minutes de Sallèles, au lieu-dit Rieucros.
Ils cherchaient des terres, ils trouvent un associé. Après plusieurs rencontres et discussions, la décision est prise : Yves va intégrer le Gaec. Ce dernier cherchait à s’associer depuis quelque temps afin d’alléger sa charge de travail, et surtout retrouver ce lien social tellement nécessaire. Sa réactivité et son ouverture favorisent sa conversion en bio qui s’effectue sur trois ans. Cette association double la surface de l’exploitation, qui passe d’une quarantaine d’ha, à plus de 95 ha. Le troupeau quant à lui évolue également… mais à la baisse. Il passe de 500 têtes au moment de l’association à quelque 380. Nino, Yves et Alain prennent le parti d’adapter le nombre de bêtes à la capacité fourragère du Gaec. Grâce à leurs 95 ha de prés et de céréales ils peuvent nourrir leurs animaux et faire d’importantes économies. Ce choix est loin d’être anodin, et engendre d’importantes économies, essentiellement sur le poste de l’alimentation, un des plus coûteux. 
Autre avantage de cette association, la mutualisation des machines. Pensé sur 4 à 5 ans, le parc passera à terme de six tracteurs à trois plus performants.
 

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