Les bonnes années, la baie de Somme abrite environ 130 phoques gris et près de 400 veaux marins. Yann Planque en sait quelque chose. Il a consacré son été à les compter. Depuis trois ans, cet étudiant en biologie calaisien passe ses vacances dans l’estuaire qui accueille la plus importante population de phoques de France. Il fait partie des cinquante écovolontaires de l’association Picardie Nature. En tant que bénévole, il s’occupe autant du public que des phoques… 40000 visiteurs se pressent ici et il faut les dissuader de s’approcher des animaux.

« On leur prête des longues-vues pour observer à distance et on leur explique comment vit la colonie », explique Yann. Il a également passé une semaine au centre de soin à recueillir et soigner les bébés phoques échoués, avant de les remettre à l’eau. Une belle expérience pour ce jeune homme qui aimerait travailler avec les mammifères marins.

Les missions d’écovolontariat de ce type connaissent un succès grandissant dans l’Hexagone. L’Observatoire des actions collectives bénévoles et volontaires (Observo) a recensé, en 2012, plus de 750 chantiers autour de l’environnement, du patrimoine et de l’action sociale ou culturelle. « Dès le mois de mars par exemple, tout le réseau associatif se mobilise pour aider les batraciens qui sortent de leur léthargie hivernale à rejoindre la zone humide où ils vont se reproduire. On organise des passages de route pour leur éviter de se faire écraser », témoigne Émeline Bentz, responsable du bénévolat nature à la Fondation Nicolas Hulot.

Un travail physique

Toute l’année, de nombreux chantiers permettent de préserver la faune sauvage. Ouverts à tous, sans compétence particulière ni limite d’âge à condition d’être en forme, ils attirent beaucoup de citadins souhaitant se reconnecter avec la nature.

« Mais attention, on voit peu d’animaux et le travail est parfois très physique. Il ne faut pas venir dans l’idée de partir en vacances au vert gratuitement. On demande un véritable engagement et les conditions d’hébergement en bivouac sont spartiates », prévient Lisa Jarniat, chargée de mission à Volontaires pour la nature.

 

 

 

 

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