L'automne est une bonne saison pour apprendre à observer les mammifères. Les arbres perdent leur feuillage, les herbes sont moins hautes, les fleurs et les insectes sollicitent moins notre attention: la nature s'endort, permettant à nos yeux de repérer plus facilement les signes de vie laissés par les animaux.

 

Choisir son terrain d'exploration

Zones de frontière et de transition, les lisières sont des milieux naturels très riches. De nombreux animaux viennent s'y nourrir ou s'y abreuver. Rien de mieux, par exemple, qu'un point d'eau au coeur d'une clairière dans une forêt pour les voir vaquer à leurs occupations. Autres endroits privilégiés : les abords d'un marais, l'orée d'un bois, un chemin de halage, un sentier de randonnée…

 

À l'aube ou au crépuscule

Nocturnes pour la plupart, les mammifères alternent des phases journalières de repos et d'activité variables selon les saisons. Certains se montrent volontiers à l'aube ou à la tombée de la nuit. D'autres font, à l'occasion, une apparition furtive: c'est le passage éclair d'une fouine sortant d'une grange ou d'une belette bondissant en travers du chemin. Enfin, il y a les espèces rares ou très difficiles à approcher comme la loutre (on se contentera de trouver, au bord d'une rivière, ses crottes pleines d'écailles de poisson, nommées épreintes), ou le cerf élaphe (l'écoute du brame dans les forêts est l'un des temps forts de l'automne).

 

Préparer sa sortie

Avant toute chose, il est important de se familiariser avec la géographie des lieux. Utiliser une carte IGN assez détaillée (1/25 000e ) et chercher une forêt, une rivière, un lac… La présence de l'eau est un atout majeur.

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