Animal posé et docile, l’âne séduit par la relation tendre qu’il entretient avec les adultes comme avec les enfants. Mais cette bonne relation coule-t-elle de source ? Pas forcément. S’il a des prédispositions à vivre en groupe et la curiosité du contact avec le genre humain, il reste à construire un lien sécurisant. « Des acquéreurs voient dans l’âne une sorte de gros nounours placide. En réalité l’âne est fin psychologue. Il va tester et faire tout ce qu’il veut si aucune limite ne lui est posée. Y compris bousculer, refuser d’être soigné… Des propriétaires m’appellent car ils sont dépassés. Une fois adulte, il devient difficile d’éduquer l’âne. C’est le principal danger », explique Rachel, ânière dans l’Hérault.

Six conseils pour une relation heureuse et durable !

• Lui rendre visite une à deux fois par semaine minimum, même un quart d’heure, quel que soit son âge.

• L’habituer jeune au contact humain : gratter, caresser, lui parler, lui prendre les pattes (progressivement au départ)… en fait, le domestiquer par le toucher et par la voix.

• L’habituer tôt au matériel. L’animal sevré peut endosser un licol et apprendre à marcher en longe avec longues rênes.

• Dès l’âge de 3-4 ans, commencer à le charger, de 15 kg maximum. Sa croissance termine à 5 ans et son ossature pourra supporter plus à partir de cet âge.

• Stopper tout de suite un comportement inadéquat de type ruade, mordillage envers l’homme. Lui dire clairement « non », voire donner un coup de branchette sur son chanfrein (uniquement dans ce cas).

• Prendre son temps pour tout apprentissage. Mieux vaut remettre à plus tard plutôt que brusquer et braquer l’âne sur une difficulté ! 

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