« La crise sanitaire actuelle est une super-alerte des conséquences que peut avoir l’impact des activités humaines sur la biodiversité : il faut changer notre lien à la nature et agir dès maintenant pour prévenir les pandémies zoonotiques, dont la fréquence et l’intensité augmentent », a estimé mercredi 20 mai 2020 Guillaume Chevrollier, référent du suivi de la crise liée à l’épidémie de Covid-19 dans les secteurs de l’eau et de la biodiversité, devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat.

La commission a formulé huit recommandations relatives aux secteurs de l’eau et de la biodiversité.

Elle appelle à prioriser, dans le cadre des plans de relance, les investissements favorables à la biodiversité, amplifier la lutte contre la déforestation importée, notamment via l’affichage environnemental des produits alimentaires, renforcer le réseau d’aires protégées, tant au niveau européen qu’au niveau national et investir massivement dans la recherche en faveur de la biodiversité.

La commission recommande aussi d’augmenter les moyens budgétaires et humains consacrés à la lutte contre le trafic illicite d’espèces protégées et appelle à renforcer les moyens d’action au niveau international, en matière de gouvernance relative à la biodiversité.

Elle a également formulé des recommandations pour faire face aux impacts de la crise sanitaire sur le secteur de l’eau et de l’assainissement.

 

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