La Basse-Normandie perd 1 800 km de haies par an. Cette pression sur le bocage provient, entre autres, des évolutions de pratiques et de matériels agricoles (les cultures remplacent progressivement l'élevage), de la difficulté à assurer l'entretien des haies, de besoins croissants en bois pour de grosses chaudières à bois éloignées des lieux de production au détriment de l'organisation de petites filières locales.

Comment dans un tel contexte, et à l'heure de la préparation de la Cop 21, répondre à ces nouvelles attentes en énergie renouvelable tout en luttant contre l'érosion et pour la préservation du bocage, le maintien de la biodiversité, d’un paysage et d'une eau de qualité ?

Y a t-il une place pour la création d'un "néo-bocage" et pas seulement pour un maintien à l'identique ?

A quel besoin devra t-il répondre ? Avec quel modèle économique ?

Ces différentes questions ont suscité un débat passionnant entre chercheur, élus, responsable d’une Scic locale bois énergie, de syndicats d'eau et d’associations de replantation lors d’une table ronde animée par Sylvie Le Calvez, directrice de publication de Village. Celle-ci était organisée le 18 octobre dans un village normand, Saint-André-de-Briouze, à l’occasion d’une Fête de la haie. Une salle (grange) comble, qui faisait part de son attachement au bocage, voire de sa colère et de son émotion et des débuts de solution qui ne pourront aboutir que si tout le monde se sert les coudes.

Pour l’occasion, la rédaction de Village tenait un stand au milieu des pommiers. Pas loin de 1 000 personnes se sont rendues sur les lieux pour profiter d’un programme qui alliait découverte des essences de la haie, marché de producteurs locaux, ateliers créatifs (vannerie, tissage végétal, poésie, tournage sur bois, cuisine...) et démonstrations de plantation, plessage et d’entretien d’une haie.

 

Contact : Association Environnement et Vie en Pays de Briouze.
Tél. : 02 33 66 03 83.

L'Angerie 61220 Saint-André-de-Briouze
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