Ce sont des carnets. Mais pas que !

À la fin du XXe siècle, Marie, paysanne du Haut-Forez, écrittout de ses journées, de ses tâches quotidiennes, de la cuisine à la lessive en passant par le jardin, et moins elle en a, plus elle écrit. Elle note aussi quand son neveu

la visite ou pas : « Vu Maurice… Pas vu Maurice ».

Laurence Hugues, à qui ces carnets ont échu, les utilise pour se souvenir de son enfance, pour raconter l’évolution de cette campagne et le temps qui passe. Au fil des pages, c’est un véritable dialogue entre deux femmes, à vingt

ans de distance, qui s’instaure pour dire la vie en ce monde rural. Deux voix qui se répondent et s’entremêlent dans une poétique causerie, à laquelle les photos de Claude Benoit à la Guillaume apportent une douce nostalgie.

 

 

Pas vu Maurice, chroniques de l’infraordinaire,
152 p., 2019, 12 €. Ed. Créaphis.
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