En 10 ans, le nombre de cabines téléphoniques en France a chuté de 90 %. Au début de l’année 2014, il en restait très exactement 95 750 dans l’Hexagone. La généralisation du téléphone mobile est passée par là. La durée d’utilisation moyenne d’un publiphone est de trois minutes par jour et aucun n’est rentable. Toutefois, au nom du service universel, l’État est tenu d’assurer un maillage minimum du territoire. Chaque commune doit posséder au moins une cabine. Et deux pour celles de plus de 1 000 habitants. Soit 40 050 publiphones déclarés indispensables vu que tout le monde ne possède pas de portable. Certains n’en auront même jamais car ils sont électro sensibles. Enfin, il existe encore en France des zones non couvertes par la téléphonie mobile. 3 600 petites communes seraient concernées. D’après l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), l’entretien du parc de publiphones et le remplacement des cabines obsolètes par son gestionnaire coûteraient 12,3 millions d’euros. Un surcoût compensé par un fond financé par l’ensemble des opérateurs téléphoniques en France, fixes et mobiles. L’État est en quête d’un repreneur pour remplacer Orange (ex France Telecom), le gestionnaire historique des cabines. Pas simple ; le service universel est attaqué de toutes parts et les opérateurs aimeraient que cet argent soit dépensé autrement. Avant que les publiphones ne disparaissent totalement du paysage, Village lance un appel à témoignages. Racontez-nous votre meilleur « souvenir de cabine », décrivez-nous vos idées pour rentabiliser et sauver les dernières cabines existantes et/ou photographiez avec amour celle de votre village. Les meilleurs textes et photos seront publiés.
 

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