Un Français sur trois réside dans une commune rurale de moins de 3 500 habitants. Plus de 80 % de ces communes ont été encroissance démographique entre 1999 et 2014.
Elles n’emploient que neuf agents pour 1 000 habitants, contre 19 pour les communes de plus de 3 500 habitants.

Voici quelques chiffres issus de documents officiels (Insee, CNRS, DGCL...) que l’Association des maires ruraux de France a mis en exergue dans une petite infographie que l’on trouve sur leur site Internet (amrf.fr).

L’objectif est de changer le regard des Français sur la ruralité « pour que tombent les images d’Épinal sur la diagonale du vide, l’exode rural et l’émiettement communal », lit-on dans le document. Celui-ci révèle aussi que les communes investissent, proportionnellement au nombre d’habitants (291€/hab. en 2018), davantage que la moyenne nationale (284 €), avec pourtant moins de moyens et en dépensant moins pour leur fonctionnement (645€/hab./an contre 1 001 € au niveau national).

Elles reçoivent en outre moins d’aides de l’État (156€/hab./an pour le fonctionnement contre 174 € à l’échelle nationale) et perçoivent moins de recettes fiscales* (416 €/hab./an contre 665 €).

* Produit net des impositions directes.

Photo : Le village de Castelnau-Montmiral, dans le Tarn. Crédit Axel Puig

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