Leur diplôme d’ingénieur en poche, Clément, Pierre-Alain, Corentin, Élaine… auraient pu travailler dans de grandes entreprises.

Au lieu de cela, ils ont créé Low-tech Lab, une association dont l’objectif est de rendre l’habitat sobre et durable à la portée de tous.

La démarche lowtech, en opposition au tout high tech, propose des solutions techniques plus simples, accessibles et durables pour auto-produire de l’énergie, de la nourriture, recycler...

En 2016 et 2017, la petite équipe a débuté cette aventure par deux longs périples au cours desquels ils ont collecté les savoirs locaux utiles à un habitat low tech. Le premier s’est déroulé en bateau, dans seize pays tropicaux, d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique… Le second en Afrique, à bord d’une automobile utilisant des matériaux et du carburant alternatifs.

Chaque expédition a été fiancée par des dons, l’Ademe et les revenus de coproduction de reportages pour Arte. En septembre 2018, deux membres du groupe ont également entrepris un tour de France pour rencontrer une douzaine de personnes et de structures qui livrent leurs savoir-faire, davantage adaptés au climat et à la culture occidentales. « Avant de les diffuser, nous souhaitions les expérimenter sur plusieurs mois », explique Clément Chabot, l’un des globe-trotteur.

Lui et ses compagnons ont donc construit une tiny house équipée des systèmes les plus prometteurs à leurs yeux pour se chauffer, gérer l’eau, les déchets, entretenir la maison, se nourrir... Ils l’ont occuppée pendant dix mois, consignant leurs observations dans un recueil qu’ils viennent de rendre public.

https://lowtechlab.org et https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Explore, sorte de Wikipedia du low tech, ce site est alimenté par une communauté grandissante.

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