Déplacement des zones commerciales et industrielles vers un foncier périurbain plus avantageux, préférence des ménages pour l’habitat individuel, nombre croissant de logements vacants et de résidences secondaires, fiscalité favorisant la construction... Pour ces raisons, chaque année, 20 000 hectares d’espaces naturels – quasiment deux fois la surface de la ville de Paris – sont artificialisés en France au détriment de la biodiversité. Présenté en 2018 par le gouvernement, le plan biodiversité prévoit pourtant d’atteindre à terme le « zéro artificialisation nette ».

Cet objectif n’est tenable, selon France Stratégie, mandaté par les pouvoirs publics pour formuler des préconisations, que si l’on modifie les règles d’urbanisme en faveur du renouvellement urbain et de la densification de l’habitat.

De même, toute artificialisation devrait être conditionnée à une renaturation équivalente d’espaces artificialisés délaissés. Ces recommandations, déposées en juillet, sont actuellement étudiées par des groupes de travail mis en place par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Les premières conclusions devraient être données avant la fin de l’année.
 

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