Embarquer quelques heures sur un bateau de pêche pour découvrir l’univers des marins-pêcheurs ? C’est le principe du pescatourisme. En 2014, 41 navires, recensés par le Comité national des pêches sur les littoraux français, pratiquent cette activité, notamment en Cornouaille bretonne, depuis une dizaine d’années. Sur le port du Guilvinec, dans le Finistère, Haliotika, centre de découverte de la pêche, travaille avec quatre chalutiers qui embarquent de un à deux passagers d’avril à septembre. Parmi eux, Le Risten, langoustinier de 15,8 mètres. « Mon père le faisait déjà, explique Patrice Donnart, patron-pêcheur depuis 1977. Mais on n’imaginait pas que ce serait institutionnalisé ! » Les estivants passent une journée sur un chalutier. « Les gens sont à des années-lumière d’imaginer ce qu’est notre métier ! » En communiquant, ce sont les préjugés que souhaite casser la profession. Et l’intérêt est grandissant. « En moyenne, j’embarque 80 passagers sur la saison. Certains navires arrivent à une centaine. » En mer de 3 heures du matin à 17 heures, la journée de pêche est longue. Mais les marins ne sont pas gênés par ces visiteurs. « On leur explique où ils peuvent se mettre. Et ils observent notre travail. » Le patron-pêcheur accepte volontiers de répondre aux questions de ses hôtes et n’hésite pas à leur offrir deux ou trois crabes ou quelques langoustines de retour à quai. La sortie coûte 50 euros par passagers. « Le plus souvent j’en fais don aux sauveteurs en mer, assure Patrice. L’objectif n’est pas d’en faire une activité lucrative. »

Réservation, 48 heures à l’avance : www.haliotika.com. Tél. : 02 98 58 28 38.

Photo : © Philippe Lessard

 

 

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