Dans le jardin de la maison de Valérie, la table de ping-pong est mise à la disposition des migrants qui vivent juste de l’autre côté du muret. Il n’en a pas toujours été ainsi. « Le jour où un voisin m’a annoncé qu’une vingtaine d’hommes allaient s’installer si près de chez moi, explique-t-elle, je me suis alarmée.» Âgée de 50 ans, elle vit seule à Bruniquel, un petit village de deux cents habitants du Tarn-et-Garonne, où l’ancienne gendarmerie a été transformée en Centre d’accueil et d’orientation (CAO). 

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