Sur le quai, le soleil commence à taper. Dans la cale climatisée de l’Alizarine, le vin, lui, reste au frais. Cécile Sauthier et Raphaël Sauzéat houspillent gentiment le livreur qui prend son temps pour faire passer les caisses de rouge du bateau à la camionnette. « Il y a des bouteilles de vin naturel là-dedans, il ne faut pas jouer avec, c’est vivant et fragile. D’ailleurs, c’est marqué sur le carton », insiste Raphaël en donnant un coup de main pour accélérer le mouvement. 
Le précieux breuvage arrive d’Ardèche par voie fluviale. Seuls les derniers kilomètres qui le séparent des cavistes s’effectueront par la route. « Il nous faut trois semaines pour monter le vin jusqu’à Paris, mais pendant tout le voyage, il est bercé au fil de l’eau. À l’arrivée, il est prêt à boire. Mieux, il se bonifie, assure Raphaël. 
En camion, il subit pendant deux ou trois jours les vibrations de la route. Il arrive plus vite, mais stressé. Il faut attendre quelques semaines pour 
le boire. Au final, notre mode de transport doux n’est donc pas plus lent. »
 

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