©Jack.Carrot.CRRP.Franche-Comte

Le paysage ferroviaire est en plein bouleversement. Selon l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), 3,8 millions de voyageurs prennent le train quotidiennement pour des déplacements surtout locaux.
Les trains régionaux (TER) et le Transilien transportent 88 % des passagers, dont plus des deux-tiers en Île-de-France.
Avec 40 trains de voyageurs quotidiens par kilomètre de ligne, la France se classe au dixième rang européen pour l’optimisation de son réseau, loin derrière les Pays-Bas (130 trains), la Suisse (104), ou même l’Allemagne (57) malgré un réseau ferroviaire plus vaste que le nôtre. 80 % des voyageurs circulent sur 27 % du réseau. Près du tiers des lignes ne voient passer que 1 % des trains et sont menacées de fermeture. Si 90 % de la population résident à moins de 10 km d’une gare, beaucoup de territoires ruraux sont délaissés par le rail au profit des lignes TGV.

Résultat : la fréquentation des trains baisse depuis 2011, notamment les Intercités (- 6,5 %) et les TER (- 2,8 %). Dans ses propositions de réservation, la SNCF privilégie systématiquement le TGV à l’Intercité ou au TER. Or, 70 % des liaisons TGV sont déficitaires et ce modèle a du plomb dans l’aile. Le ferroviaire français a toujours fonctionné avec des lignes rentables qui permettaient d’en maintenir des non rentables dans le souci de mailler le territoire.

Qu’en est-il réellement aujourd’hui, dans un contexte de revitalisation des campagnes et de lutte contre le réchauffement climatique ? En face, le transport routier reste très subventionné.
En Auvergne Rhône-Alpes, le projet d’autoroute A45 (Lyon- Saint- Etienne) coûterait 1,2 milliard d’euros pour 47 km, financés aux deux-tiers par l'Etat et les collectivités locales. Dans le même temps, le plan de sauvetage des petites lignes de l'ensemble de la région est de 264 millions d’euros pour 830 kilomètres…

Aller plus loin : arafer.fr/publications-observatoire
Vous aimerez aussi...